On ne savait pas quand elle allait arriver
et dans quel contexte elle allait se manifester mais depuis
quelques années
tout le monde ou presque s'y attendait. Combien de fois avons
nous entendu l'un de nos proches prophétiser : "Un
jour, ça va péter!", et combien de fois
avons-nous souhaité que le monde change une bonne
fois pour toutes?
Et bien, nous y voilà ! La crise est là, tout
le monde en parle, tout le monde ou presque en a peur et pourtant,
nous avons tout à y gagner.
Souvenez-vous, pour ceux qui étaient jeunes en 1968, de
la morosité et de l'ennui qui régnaient dans l'hexagone
avant que la révolte des jeunes ne survienne. Soudain,
tout s'est précipité et en quelques semaines tout était
devenu POSSIBLE !
Il en est de même avec cette crise qui, bien entendu, n'est
pas uniquement financière : elle donne aux êtres
humains la possibilité de changer enfin de modes de
fonctionnements dans de nombreux domaines.

Yes We can !
C'est le secteur financier qui en est la partie la plus visible,
mais elle touche également l'immobilier, l'éducation,
les administrations, les assurances, le patronat, la grande distribution,
les grosses fortunes, tout ce qui était considéré jusqu'ici comme durable.
A la différence de mai 68, cette crise ne concerne pas
seulement la France mais le monde entier. Comme par hasard, elle
a débuté pendant les élections américaines
qui ont vu la victoire d'Obama, premier président de couleur
dans ce pays où les blancs régnaient en maîtres
depuis 1776. Elle survient à l'heure où la Chine
s'impose de plus en plus dans les affaires du monde alors même
qu'elle ignore les principes fondamentaux des Droits de l'homme.
La crise arrive au moment où la famine touche de plus
en plus les classes les plus pauvres et donne le coup de grâce
aux pays africains, déjà affaiblis par les
guerres tribales.
Mais elle survient également au moment où Internet
et les téléphones mobiles permettent un sursaut économique
sans précédent dans l'Histoire.
L'espace des POSSIBLES
est là, c'est indéniable, car tout est encore à faire
mais il se manifeste aussi dans d'autres domaines.
Face à la flambée récente du baril de
pétrole,
le marché du solaire et des énergies renouvelables
a explosé. Celui de l'alimentation bio également,
avec des sites web marchands, des grandes surfaces bio implantées
dans la plupart des grandes villes.
De plus en plus de gens
s'interrogent sur le "Gagnez plus en travaillant plus" et
reviennent à une
gestion plus sage de leur emploi du temps, accordant
plus d'espace à leurs enfants, à leur violon
d'Ingres ou à la Nature.
Au niveau des mentalités aussi, le changement est perceptible
: les priorités changent, on aspire à vivre mieux
et... vieux le plus longtemps possible. Le yoga, marginal dans
les années 90, est enseigné dans la plus petite
des communes, on se mobilise pour favoriser l'accompagnement
des personnes en fin de vie, on fait circuler des pétitions,
on crée des associations, on se mobilise pour la protection
de l'environnement, bref! chacun à sa façon a
déjà mis
la main à la pâte pour que le monde change.
Le dieu argent est mort, vive Dieu! Quand le prix de l'essence
baisse, quand celui de l'immobilier chute et que les promotions
se multiplient, nous réalisons que le pouvoir appartient
aussi au peuple et nous ne pouvons que nous en réjouir.
La Justice céleste est à l'oeuvre!
Quant tout est POSSIBLE, les blocages sautent,
l'énergie
se remet à circuler, comme lorsqu'on ouvre les vannes
d'un barrage hydraulique. Et toute cette eau arrose les graines
plantées en contrebas, permettant à la Vie
de se renouveler...

Alors, au lieu de nous morfondre et de nous angoisser pour
le lendemain, réjouissons-nous de cette crise et des belles
graines que jadis nous révions de pouvoir planter pour
l'avenir. L'actuel trigone entre Jupiter et Saturne donne à l'humanité la
possibilité de lancer des projets réalistes, et
sur du long terme. La période d'ensemencement est
donc propice.
Demain est là, avec tous ses POSSIBLES !
Il nous faut seulement réfléchir à ce que
nous voulons en faire avant de passer à l'acte. Assurément,
il ne sert à rien de rafistoler l'ancien ou de rebâtir
sur les mêmes bases. A nouvelle graine, nouveau terreau.
Le sol doit être sain, la graine destinée à donner
les meilleurs fruits, ces fruits que cette fois-ci, nous devrons
penser à partager.
Pour illustrer ces propos, voici un texte
que m'a envoyé un
ami par Internet et qui amène à réfléchir
sur l'esprit de demain : la solidarité.
Un saint homme tenait un jour une conversation
avec Dieu. Il lui dit: « Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ».
Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit
l'une des portes et permit au saint homme de regarder à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant
un ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie.
Les personnes assises autour de cette table étaient maigres,
livides et malades. Elles avaient toutes l'air affamées.
Elles tenaient des cuillères aux très longs manches,
attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre
le plat de ragoût et cueillir une cuillerée. Mais,
comme le manche de la cuillère était plus long
que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères
dans leur bouche.
Le saint homme frissonna à la vue de leur misère
et de leurs souffrances. Dieu dit : « Tu viens de voir
l'enfer ».
Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde
porte. Dieu l'ouvrit.
La scène que vit le saint homme était identique à la
précédente. Il y avait la grande table ronde, la
marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver
le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées
de cuillères aux longs manches. Cette fois, cependant,
les gens étaient bien nourris, replets, souriants
et se parlaient les uns aux autres en riant.
Le saint homme dit à Dieu : « Je ne comprends
pas ! »
« C'est simple, répondit Dieu, ça ne demande
qu'une seule habileté. Ils ont appris à se nourrir
les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes
ne pensent qu'à eux-mêmes ».
PS: un article à lire :"Le paradis que je me souhaite par Allan Watts
© 2008-2010 Patrick Giani
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de traduction et d'adaptation reserves pour tous pays.
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