|
par Patrick Giani
Lorsqu’un consultant ou un étudiant me confie
avec un air malheureux :
“J’ai un mauvais thème,
n’est-ce pas ?” Regardez tous ces carrés
et ces oppositions!” je lui souris et je lui montre
la carte du ciel de Charles De Foucauld, ce père missionnaire
devenu prêtre dont la personnalité et l’esprit
d’abnégation inspirèrent certaines congrégations
religieuses.
Son thème astral ne comporte pas moins de douze carrés.
Pour corser le tout, il présente également
cinq oppositions, cinq semi-carrés (45°) et trois
sesqui-carrés (135°). Le seul aspect harmonique
entre les planètes de son thème est un sextile
entre Saturne et Uranus.

Je lui parle ensuite de quelques cartes du ciel que je collectionne,
qui sont remplies de sextiles et de trigones, et des problèmes
existentiels que rencontrent les natifs de ces “bons
thèmes”. Tout a l’air facile et aisé pour
eux dans la vie, et pourtant ils éprouvent beaucoup
de difficultés à se remettre en question. Ils
butent souvent sur les mêmes problèmes sans
pour autant prendre la moindre décision pour les résoudre.
Pourquoi?
Parce qu’ils savent inconsciemment que, quoi qu’il
arrive, ils pourront toujours compter sur une aide providentielle,
ils se verront toujours plus ou moins protégés, épaulés,
aidés. Toutefois, si le natif exagère ou tire
un peu trop sur la corde, elle commence à s’user
et, tôt ou tard, elle finit pas casser...
Les aspects harmoniques mal employés sont donc aussi
des aspects de facilité, de faiblesse et de laxisme.
On peut devenir très exigeant, capricieux, avec de
tels trigones, et finalement cette exigence tourne à la
frustration et à la déception...
La carte du ciel suivante est celle d’une femme qui
avait pris un rendez-vous téléphonique afin
de “faire le point”, disait-elle.
Le jour venu, comme elle n’appelait pas, je lui ai
téléphoné. Avec une voix apparemment
endormie (il était pourtant 11 h 15 du matin) elle
m’a avoué qu’elle avait “zappé” le
rendez-vous. Je lui ai alors proposé de me téléphoner
le lendemain à la même heure, ce qu’elle
a accepté avec enthousiasme. J’ai attendu en
vain son appel, et quand je l’ai appelée elle était
sur boîte vocale, avec un memo qui précisait
que l’on
ne pouvait pas lui laisser de messages...

Comme le dit si bien le dicton “Il ne faut pas se fier
aux apparences”.
Un “bon thème” n’est
pas forcément celui qui est exempt de carré ou
d’opposition.
Avec les aspects dissonants, nous sommes obligés de
nous remettre en question, de nous dépasser, de faire
face aux obstacles, nous sommes invités à relever
les défis, à nous transformer, à nous
métamorphoser parfois.
Ce que nous pouvons découvrir, au delà de l’apparence
d’un “mauvais thème”, ce sont les
possibilités illimitées d’évolution
qu’il nous offre, à partir du moment où nous
acceptons de bien vouloir le positiver. Tout signe, toute
planète, chaque maison et chaque aspect a deux fonctions:
une positive et une négative. A nous de savoir laquelle
nous voulons vivre.
Ainsi, nous n’aurons plus d’excuses pour justifier
nos paroles et nos actes. Le fatalisme et le déterminisme
seront devenus de vieilles croyances attachées à l’ère
finissante, celle des Poissons.
© 2010 Patrick
Giani - tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation
reserves pour tous pays. Faire demande par email
Cliquez sur "contactez Patrick Giani" dans le menu
deroulant en haut de page.
|